Je m’appelle Mademoiselle Love

Ceux qui me connaissent dans « la vraie vie » n’y croient toujours pas, j’ai parfois moi-même du mal à me dire que cela m’appartient.

Ceux qui me connaissent dans le monde virtuel doivent se dire que j’ai choisi un pseudo assez joli, peut-être gnangnan ou trop proche de Chanel.

C’est pourtant mon vrai nom. Celui de ma famille venue des terres d’Ecosse et foulant aujourd’hui le sol américain. C’est celui que je porte depuis toujours donc, avec toute la fierté et la pression que cela engendre.

Love. L’amour. J’ai souvent dit que je ne connaissais de l’amour que mon nom. L’arrivée de Minilove m’a montré toute l’immensité et la force de ce sentiment.

Mademoiselle car cette maternité je la vis en solo. J’aime le son chantant de ce mot. S’il a été révolu il y a quelques années, je continue d’aimer l’entendre lorsque l’on s’adresse à moi. Et que l’on ne s’avise pas de m’appeler « Madame » cela me donne l’impression de prendre vingt ans d’un coup et il n’y a à mes yeux qu’une Madame Love, ma maman. Peut-être auraient-ils dû ajouter Mondemoiseau et laisser leurs ailes à celles qui le désiraient. Enfin je m’égare.

Dans toute mon histoire, je n’ai jamais connu quelqu’un qui a résisté à l’envie de citer mon nom de famille en me présentant à un inconnu. J’ai aussi eu droit à quelques blagues vaseuses vous vous en doutez. Il y a quelques années, Facebook a désactivé mon compte en attendant que je leur fournisse ma pièce d’identité et dernièrement une boutique en ligne m’a demandé mon vrai nom pour pouvoir me livrer !

Mais c’est surtout un nom qui ouvre des portes et que l’on retient. Cela a ouvert les portes de la crèche à Minilove notamment. C’est mon nom pour le meilleur et pour le pire, celui que je ne souhaiterais remplacer pour rien au monde.

Mademoiselle Love et Minilove, la lignée de l’amour n’a pas fini de se prolonger ! Je me suis toujours dit qu’il fallait que je fasse quelque chose de ce nom. Je n’aurais rien pu faire de mieux que le transmettre à mon bébé.

Belle soirée à vous qui me lisez…

À mon étoile.

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